Le mouvement "March to Kigali", qui compte plus de 300 sympathisants, appelle les dirigeants à éliminer le paludisme et les maladies tropicales négligées (MTN) en Afrique.

Le mouvement "March to Kigali", qui compte plus de 300 sympathisants, appelle les dirigeants à éliminer le paludisme et les maladies tropicales négligées (MTN) en Afrique.

Toutes les deux minutes, un enfant africain meurt du paludisme. Le continent représente plus de 90 % des décès dus au paludisme dans le monde et plus de 40 % du fardeau mondial des maladies tropicales négligées (MTN). des maladies tropicales négligées (MTN). Le sommet de Kigali est une occasion historique pour les dirigeants mondiaux de réaffirmer leur engagement à mettre fin au paludisme et aux MTN.

La Marche pour Kigali, une campagne menée par un groupe d'organisations de la société civile de toute l'Afrique partageant les mêmes idées et soutenue par Speak Up Africa, a recueilli l'engagement de plus de 300 signataires. La campagne exhorte les dirigeants mondiaux à donner la priorité à l'élimination du paludisme et des maladies tropicales négligées (MTN) lors du sommet de Kigali, qui se tient aujourd'hui, parallèlement à la réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth (CHOGM).

Ces maladies affectant de manière disproportionnée les membres vulnérables de la société et nuisant au développement économique et social de l'Afrique, la campagne "March to Kigali" attire l'attention du monde entier afin d'accélérer les actions visant à mettre fin au paludisme et aux MTN sur le continent. 

Toutes les deux minutes, un enfant africain meurt du paludisme. Le continent compte plus de 90 % des décès dus au paludisme et plus de 40 % du fardeau mondial des MTN se trouve en Afrique. Les efforts pour éliminer ces maladies sont étouffés par l'inadéquation des systèmes de santé et le financement limité des programmes, ainsi que par le manque d'attention et de priorité aux niveaux mondial et régional. 

Le sommet de Kigali représente une occasion historique pour les dirigeants mondiaux de réaffirmer leur engagement à mettre fin à ces maladies et aux souffrances et misères indicibles qu'elles infligent à des milliards de personnes. Par le biais de la campagne "Marchons vers Kigali", nous appelons à la mobilisation des ressources nationales pour obtenir des ressources accrues et durables alignées sur les exigences de cofinancement du Fonds mondial, qui s'élèvent à 18 milliards de dollars US, nécessaires pour remettre le monde sur la voie de la construction de systèmes de santé résilients et durables.

« La campagne « March to Kigali » souligne l’importance du Sommet de Kigali, qui rassemble des décideurs clés afin d’attirer l’attention mondiale sur le paludisme et les maladies tropicales négligées. Ces maladies sont tout à fait traitables et évitables, mais elles constituent toujours un obstacle majeur au développement économique et social en Afrique, touchant les populations les plus marginalisées. »

Yacine Djibo, fondateur et directeur exécutif de Speak Up Africa.

La campagne appelle également à un recentrage sur l'intégration du contrôle et de l'élimination du paludisme et des MTN. Les solutions multi-maladies peuvent potentiellement améliorer l'efficacité du financement des systèmes de santé grâce aux opportunités d'intégration existantes qui peuvent servir de référence. Par exemple, le programme national de lutte contre le paludisme du Sénégal a rationalisé ses efforts et ses coûts en utilisant sa plateforme pour collecter des données sur les deux maladies.

La campagne « March to Kigali » s'appuie sur les partenariats et les plateformes existants des campagnes « No To NTDs » et « Zero Malaria Starts with Me » et vise à obtenir des engagements de la part des acteurs nationaux et régionaux pour mettre fin à ces épidémies d'ici 2030, dans le cadre des Objectifs de développement durable (ODD). Elle implique la mobilisation des responsables politiques, du secteur privé, de la société civile et des jeunes. Des organisations de la société civile (OSC) de Guinée, de Côte d’Ivoire, du Sénégal, du Burkina Faso, du Ghana, du Bénin et du Niger mènent la charge ensensibilisant le public et en renforçant l’engagement politique en faveur de l’élimination du paludisme et des MTN. 

En Sierra Leone, douze artistes de renom ont sorti « Malaria e Don Wan Dae Na Mi Han »,unclip vidéo consacré à la prévention et au traitement du paludisme. Les agents de santé communautaires en Sierra Leone ont également reçu une formation pour constituer la première ligne de défense contre ces maladies, et plus de 100 000 kits de dépistage rapide du paludisme ont été distribués au Burkina Faso. De plus, dans le cadre de l’initiative « Lines of Impact », la campagne collabore avec des journalistes africains du Bénin, du Burkina Faso, du Ghana, du Nigeria, du Sénégal et du Togo afin de produire des articles de qualité sur les MTN et le paludisme.

« Les maladies tropicales négligées ont fait l'objet de peu d'attention dans les médias. Les médias peuvent jouer un rôle considérable dans la diffusion de l'information et l'influence sur les comportements du public, afin, à terme, d'endiguer la propagation de ces maladies… »

Dr Charity Binka, secrétaire exécutive du Réseau africain de recherche sur les médias et le paludisme (AMMREN) et responsable national de la campagne "March to Kigali" au Ghana.

Plus de 300 organisations locales et de la société civile, des médias et des particuliers de tout le continent ont signé l'appel à l'action "March to Kigali", démontrant ainsi l'incroyable engagement au niveau national et continental pour mettre fin à ces maladies.

23 juin 2022 (Kigali, Rwanda)