Le Ministère de la Santé et de l’Action sociale représenté par son Directeur de cabinet M. Alphonse Ousmane Thiaw a procédé ce jeudi 17 novembre à la validation de trois importants  plans nationaux dont le Plan National de Plaidoyer élaboré avec l’appui de Speak Up Africa. Ces plans devront permettre d’accélérer  l’élimination du paludisme qui reste un véritable problème de santé publique en Afrique et au Sénégal en particulier. 

Selon le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP), le nombre de cas confirmés  de paludisme a considérablement augmenté entre 2020 et 2021 passant de 445 313 cas à 536 850 cas,  soit une augmentation de 20,56%.

Pour atteindre l’objectif d’élimination du paludisme à l’horizon 2030, le Ministère de la Santé et de l’Action sociale à travers le PNLP a élaboré trois plans nationaux à savoir : le plan de plaidoyer pour l’élimination du paludisme, le plan d’accélération vers l’élimination, et le plan de gestion des résistances des vecteurs aux insecticides pour la période de 2022-2025. 

Le Plan National de Plaidoyer a été élaboré  le 20 mai 2022 en vue d’atteindre les objectifs de mobilisation des ressources pour l’élimination du paludisme . Il a été élaboré dans le cadre de la campagne « Zéro Palu ! Je m’engage » lancée en 2014 au Sénégal en collaboration avec les ONG PATH et Speak Up Africa puis à l’échelle continentale par la Commission de l’Union Africaine et le partenariat RBM pour en finir avec le paludisme. Cette campagne porte sur trois principaux axes : l’engagement politique, l’engagement du secteur privé et l’engagement communautaire.

« L’efficacité du plan national de plaidoyer permettra de renforcer la mobilisation des ressources pour appuyer le PNLP à atteindre l’objectif d’élimination du paludisme d’ici 2030. Je réitère mes félicitations à l’ensemble des acteurs engagés pour les efforts menés conjointement. »

Alphonse Ousmane Thiaw, Directeur de cabinet du Ministère de la Santé et de l’Action sociale.

Alphonse Ousmane Thiaw, Directeur de cabinet du Ministère de la Santé et de l’Action sociale.

« Le Sénégal fait partie des 35 pays qui doivent atteindre l’élimination du paludisme à l’horizon 2030. Les efforts  n’ont jamais cessé d’être menés pour réduire le fardeau de cette maladie. En 2014, le Sénégal a servi de modèle et a permis à travers la campagne « Zéro Palu ! Je m’engage » à 55 pays du continent à s’engager dans la lutte contre le paludisme. La réduction de la transmission palustre est une réalité pourtant l’élimination représente un défis auquel nous devons tous faire face car le temps nous ait compté. »

Alphonse Ousmane Thiaw, Directeur de cabinet du Ministère de la Santé et de l’Action sociale.

Après avoir remercié les partenaires techniques et financiers qui ont accompagné l’élaboration des trois plans, le coordonnateur du PNLP  Dr Doudou Sene a, pour sa part, rappelé l’importance de mobiliser des ressources au niveau national pour atteindre l’élimination du paludisme. Il a également présenté les trois différents plans notamment le Plan National de Plaidoyer dont les objectifs visent la mobilisation des ressources domestiques.

Dr Doudou Sene, coordonnateur du PNLP

Dr Astou Fall, Directrice des programmes chez Speak Up Africa a saisi l’opportunité de la validation de ces plans nationaux pour  remercier  le groupe Ecobank pour son fort engagement à travers l’initiative « Zéro Palu ! Les entreprises s’engagent », ainsi que les autres entreprises contributrices au niveau du Sénégal, notamment Canal+ Sénégal, I-CONS et IAMGOLD. 

« Ces entreprises constituent des modèles d’entreprises engagées dans le bien-être du peuple sénégalais et devraient inspirer d’autres entreprises à contribuer à la lutte contre le paludisme. »

Dr Astou Fall, Directrice des programmes chez Speak Up Africa

La représentante de l’OMS, Dr Spes a salué les efforts menés à travers ces  plans élaborés de façon inclusive avec un objectif commun : la vision d’un Sénégal émergent sans paludisme. Elle a magnifié le travail accompli par le Ministère de la Santé à travers le PNLP. 

« L’engagement des partenaires et du secteur privé est un grand pas vers l’atteinte des objectifs visés. La mise en œuvre de ces plans est véritablement cruciale pour l’élimination du paludisme au Sénégal. » a déclaré Dr Spes.

Dakar, Sénégal, le 3 novembre 2022 – Ce 3 novembre est célébrée la journée mondiale de l’approche « One Health » à travers le monde. « One Health » est une approche de santé intégrée qui vise à mettre en lumière les relations entre la santé humaine, la santé animale et la santé environnementale.

Au Sénégal, à l’occasion de cette journée, le Haut Conseil national pour la Sécurité sanitaire mondiale (HCNSSM) « One Health » a organisé, aux côtés de Speak Up Africa, une rencontre réunissant les autorités administratives et territoriales, les points focaux sectoriels « One Health », le secteur privé, la société civile et les partenaires techniques et financiers, afin de renforcer leur sensibilisation sur la mise en œuvre de l’approche « One Health ».

Cette année, le thème est « Promouvoir les efforts déployés dans le monde entier pour réunir toutes les disciplines de la santé humaine, animale et environnementale » afin de vulgariser le concept mais également de montrer les réalisations des différents pays dans le cadre de l’opérationnalisation de l’approche.

L’approche est mise en œuvre, au Sénégal, depuis 2017, à travers le Haut Conseil national pour la Sécurité sanitaire mondiale (HCNSSM) « One Health » qui a initié le Programme national de sécurité sanitaire mondiale.

L’objectif de la célébration de la journée mondiale “One Health” est de contribuer à la promotion de l’approche pour l’atteinte des objectifs de la sécurité sanitaire mondiale par la sensibilisation de toutes les parties prenantes.

« Il est inconcevable, dorénavant, de seulement parler de santé humaine. La journée mondiale « One Health » illustre l’importance de travailler en synergie avec l’ensemble des secteurs, à toutes les échelles. Nous sommes pionniers, auSénégal, dans la prise en compte de l’approche One Health dans les politiques publiques,mais il existe de nombreux défis à relever notamment au niveau opérationnel, en termes d’engagement communautaire et de financement. »

Dr Adjaratou Diakhou Ndiaye, Secrétaire Permanent du Haut Conseil.

A propos du Haut Conseil National de Sécurité Sanitaire Mondiale « One Health » au Sénégal

Le Haut Conseil national de la Sécurité sanitaire mondiale a été créé en 2017 par l’arrêté primatoral N° 21787 du 11 décembre 2017. Il est depuis 2019 rattaché au Secrétariat général du Gouvernement du Sénégal. Il a pour mission de fixer les orientations stratégiques du programme de la Sécurité sanitaire mondiale « One Health » dans le cadre du respect du Règlement Sanitaire International (RSI 2005). En outre, il est chargé de veiller à la synergie et à la complémentarité des secteurs chargés des santés humaine, animale, environnementale, végétale et des sécurités publique, civile, alimentaire, nutritionnelle, sanitaire des aliments, ainsi que la radioprotection et sûreté nucléaire.

Dakar, le 26 octobre 2022 – La coordination du Programme de Sécurité Sanitaire mondiale « One Health », organise en partenariat avec Speak Up Africa un atelier de mise à niveau et d’engagement des Ordres et des associations professionnelles de la santé globale ce mercredi à Dakar. La rencontre vise à renforcer les capacités de près de 70 participants sur l’approche « One Health » et définir le rôle des différents acteurs de la santé dans l’approche « One Health ».

La recrudescence des épidémies telles que la grippe H1N1, la maladie à Virus Ebola ou encore la Covid-19 et les importantes crises sanitaires et économiques qu’elles ont provoquées ont montré l’importance de l’approche « One Health ». Cette approche repose sur le principe que la protection de la santé humaine passe par celle de la santé animale, végétale et leurs interactions avec l’environnement.

Afin que les activités du Programme de Sécurité Sanitaire mondiale « One Health » soient mises en œuvre de manière efficiente, il est nécessaire que les professionnels de la santé puissent s’approprier cette approche. Ces derniers sont en première ligne pour identifier, recueillir et prévenir les événements sanitaires à haut risque de propagation.

L’approche « One Health » requiert des synergies entre les différents secteurs pour aborder les défis liés à la santé de manière intégrée. L’implication effective des professionnels de la santé dans le processus permettra d’anticiper et prévenir l’apparition des risques sanitaires et, en cas de survenue, les gérer efficacement pour limiter l’impact sur les populations.

Dr Adjaratou Diakhou NDIAYE, Secrétaire Permanent du Haut Conseil

Nous avons intégré l’approche « One Health » car en tant qu’acteurs de la santé, nous devons être résilients, présents dans les politiques de santé et il faut que nous travaillions tous ensemble pour que ce concept puisse véritablement toucher toutes les couches de la population et notamment celles vivant dans les territoires les plus reculés.

Dr Imam Thiam, Président de l’Ordre des docteurs vétérinaires du Sénégal

A propos du Haut Conseil National de Sécurité Sanitaire Mondiale « One Health » au Sénégal Le Haut Conseil national de la Sécurité sanitaire mondiale a été créé en 2017 par l’arrêté primatoral N° 21787 du 11 décembre 2017. Il est depuis 2019 rattaché au Secrétariat général du Gouvernement du Sénégal. Il a pour mission de fixer les orientations stratégiques du programme de la Sécurité sanitaire mondiale « One Health » dans le cadre du respect du Règlement Sanitaire International (RSI 2005). En outre, il est chargé de veiller à la synergie et à la complémentarité des secteurs chargés des santés humaine, animale, environnementale, végétale et des sécurités publique, civile, alimentaire, nutritionnelle, sanitaire des aliments, ainsi que la radioprotection et sureté nucléaire.

De plus en plus de pays africains font face à une résurgence de la poliomyélite moins de deux ans après que le continent ait été déclaré exempte de poliovirus sauvage par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). La covid-19 a, en effet, perturbé le fonctionnement des services de santé essentiels sur le continent ainsi que les campagnes de vaccination de routine contre les maladies évitables comme la poliomyélite.  Rien qu’au Tchad par exemple, 842 cas de paralysies irréversibles dues au virus de la poliomyélite ont été signalés depuis janvier 2022. 842 enfants paralysés à vie alors qu’un vaccin aurait suffi à préserver leur santé. A ce jour, il n’existe pas encore de traitement curatif de la poliomyélite. La prévention par la vaccination reste la seule solution. Grâce aux campagnes de vaccinations de masse, 18 millions de cas de paralysies dues à la poliomyélite ont pu être évités ces dernières décennies. Des progrès spectaculaires ont été réalisés vers l’éradication de la poliomyélite. La résurgence des cas de poliomyélite est un recul regrettable, une menace grave pour toutes et tous.  L’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite estime que si la maladie n’est pas éradiquée d’ici dix ans, jusqu’à 200 000 enfants pourraient être paralysés par la poliomyélite chaque année. En revanche, l’éradication de la maladie permettrait d’éviter jusqu’à 50 milliards de dollars US en dépenses de santé au niveau mondial pour les 20 prochaines années.

Investir dans la souveraineté vaccinale

En 2021, 25 millions d’enfants dans le monde n’ont pas reçu une ou plusieurs doses de vaccins qui les auraient protégés contre la diphtérie, le tétanos ou la poliomyélite selon l’OMS. En Afrique, plusieurs raisons expliquent cette absence de vaccination notamment la réticence des populations, les conflits, les rumeurs, la faiblesse du système de santé et d’assainissement, mais surtout l’hyper-dépendance vaccinale du continent.  Aujourd’hui encore, l’Afrique importe 99% des vaccins de routine alors qu’elle représente un quart de la demande mondiale de vaccins de toute nature. Dans certains cas, cette dépendance aux importations – et les pénuries chroniques qu’elle entraine – nourrit l’hésitation des populations face aux vaccins.  Investir dans le développement d’infrastructures locales de production de vaccins est donc un besoin vital et urgent pour le continent africain. En cela, l’élan impulsé par la covid-19 dans certains pays comme le Sénégal et le Rwanda ne doit pas s’estomper. En juillet 2021, le Sénégal a acté la création d’une usine de production de vaccins contre la covid-19 et d’autres maladies endémiques. Le Rwanda, pour sa part, a lancé en juin 2022 le projet de construction de la toute première usine de vaccins à ARN messager en Afrique. Ces signaux forts jettent les bases d’une souveraineté pharmaceutique et médicale indispensables pour garantir l’accès aux vaccins et préserver la santé des populations en Afrique.

Soutenir la recherche et développement

Cependant, cette souveraineté ne serait entière si elle n’est pas soutenue par un financement durable de la recherche et l’innovation en Afrique. Quarante-deux après l’adoption du Plan d’action de Lagos, les pays africains peinent encore à atteindre l’objectif d’affecter au moins 1% de leur PIB au financement de la recherche et développement.  Il est crucial que les pouvoirs publics, mais aussi le secteur privé, priorisent le développement d’une expertise scientifique africaine à travers le financement endogène de la recherche et développement. Investir dans la recherche permettra non seulement de renforcer notre potentiel de surveillance des épidémies, mais aussi notre capacité à développer des produits de santé (vaccins, diagnostics, thérapeutiques) destinés en priorité aux besoins africains encore peu pris en compte.  En cela, le prochain Forum Galien Afrique, offrira une opportunité à la communauté scientifique, à la société civile, au secteur privé et aux pouvoirs publics africains de réfléchir aux mécanismes innovants de financement de la santé afin de tendre vers la couverture sanitaire universelle. Ce n’est qu’à ce prix que nous pourrons renforcer nos systèmes de santé face aux résurgences de maladies infectieuses anciennes et aux nouvelles épidémies qui nous menacent.

Par Pr. Awa Marie Coll-Seck, ministre d’Etat du Sénégal

The outcome of the Global Fund replenishment round last month showed that despite huge economic challenges countries and donors around the world are still very much committed to investing towards ending the world’s deadliest diseases – HIV, tuberculosis (TB) and malaria. 

Over the past 20 years, the Global Fund, an international financing and partnership organization, has invested more than US$55.4 billion, saving 50 million lives and reducing the combined death rate from HIV, tuberculosis and malaria by more than half in the countries in which it invests.

45 countries, including 18 African countries, made commitments amounting to a final record breaking $14.25 billion for its next funding cycle (2023-2025). The replenishment also raised more from private donors than ever before – $1.23 billion.

Yet, there is also the stark realization that whilst donors and funders committed to more funds than they have before, not reaching the $18 billion target risks putting over 20 years of hard-won gains towards eliminating today’s deadliest diseases in jeopardy. But there is still hope, governments that have not yet pledged still have the opportunity to do so – we call on global leadership to commit resources to save 20 million lives from HIV, TB & Malaria by reaching the $18 billion target.

In addition, we need to look towards the untapped resources we already have and how we can go further in our engagements and partnerships. The private sector has a sizeable stake in global health, As we have learnt all too well from the COVID pandemic, a healthy workforce leads to a healthier economy and the private sector has a direct stake in global health outcomes. From a macroeconomic perspective, a business’ investment in the well-being of its consumers has long-term benefits for its economic development through the creation of new markets and the availability of additional human resources. Malaria alone is responsible for Africa losing 4.3bn working days, 1.5bn school days, and also costs the continent an estimated $12bn per year.  

Private sector engagement is not new. The private sector already plays a significant role in implementing the Sustainable Development Goals (SDGs) and in the face of dwindling public resources, we need to focus on how we rationalize and optimize those partnerships.

For example, the Zero Malaria Business Initiative mobilizes private sector companies in the fight against malaria in Africa in order to achieve a malaria-free continent within a generation. And to date, the initiative is operational in Benin, Burkina Faso, Senegal, and Uganda, with 37 local businesses engaged. Private sector partner, Ecobank is rising to the challenge with a firm belief that the malaria fight is a whole-of-society responsibility and is therefore committed to being at the forefront of developing innovative and sustainable funding solutions. 

Another example of public-private is the « Voix EssentiELLEs » initiative, a partnership with the Global Fund, Fondation CHANEL and Speak Up Africa to provide financial and technical support to stimulate the impact of health policies and programs in West Africa by ensuring the meaningful engagement and inclusion of women and girls in all their diversity in decision-making spaces. 

Today, the Global Fund is a world leader in forging innovative, impactful private sector partnerships and making private sector investment go further whilst ensuring civil society organizations and the communities they represent have a seat at the table. Let’s continue to fight for what counts together with the private sector by stimulating their engagement in global health and scaling the impact of their financial technical investments in the sector.  

As civil society and local communities, we can work on bringing the private sector to the global health table in a capacity that goes beyond transactional donors. To do this, we have to shift our outlook and perceptions of the private sector, to see them as partners and resources for knowledge exchange and co-creation, as a means of unlocking innovation, building stronger African health systems, and delivering health for all.

By Yacine Djibo, Executive Director, Speak Up Africa

In collaboration with the Transform Health coalition and with the aim of building a network within French-speaking African countries, efforts have been initiated to take stock of digital health in the region.

To this end, preliminary surveys were conducted in Senegal, Benin and Mali which revealed a number of findings including the lack of a legal, political and regulatory framework for digital health; a predominance of civil society organizations in the establishment and use of digital platforms; the lack of coordination between the many existing initiatives; low digital literacy at all levels (decision-maker, service providers and populations) and a lack of consultation at the regional level despite the notorious commitment of regional organizations such as WAHO (West African Health Organization) in digitalization.

The adoption and use of digital health systems across West Africa requires carrying out a set of key actions to strengthen the ecosystems in favor of digitalization.

On the occasion of the Digital Health Week, several actors involved in digital health in West Africa co-author this article to share their perspective on three levels: the essential functions of civil society, the imperative commitment of decision-makers for a change in policy and the importance of coordination and harmonization of practices and technologies.

5 reasons why to keep mobilizing civil society

Recognize their pioneering role

International and local NGOs are mostly at the origin of the work done in the field of digitalization in French-speaking West Africa. Their efforts so far have created a base from which national programs can be strengthened to accelerate the achievement of the Sustainable Development Goals.

Access communities on the last mile

Access to health services by populations living in the last mile, the poorest populations residing in urban areas as well as those in conflict zones, remains one of the greatest challenges to be resolved in terms of development. Civil society organizations continue to be best placed to support government efforts to accomplish this difficult mission.

Open up to social entrepreneurs, new development partners

The development model as we know it is changing with the entry into the sector of new players such as social entrepreneurs. To take advantage of this new dynamic, we recommend more engagement on the part of traditional development actors with these new private operators who serve a mission of public interest. We could cite the example of IT4LIFE, a social and solidarity economy company based in Dakar, founded specifically to support civil society in its digital transformation and develop digital tools to strengthen the impact of programs, particularly in the context of humanitarian response in West Africa.

Meeting accountability commitments

Citizens, being at the center of digital health, must understand the different contributions of digital tools to health and support this transformation. The digitization of health is an issue that involves all stakeholders, from the design to the implementation of policies and programs so that they are fully inclusive.

Compliance with the principles of accountability is a key indicator. Beyond the rules imposed by the donors as well, we observe that the communities insist that each other respect their commitments. Although the role played by civil society organizations in this delicate task remains sensitive, they are in the best position to ensure the watchdog role.

Building ecosystems on the “bottom-up” approach

If the top-down approach has advantages, for example to drive a vision, put in place regulatory frameworks and control data governance, ecosystems are often formed in bottom-up mode, by the effect of sharing and capitalization of solutions and synergies between organizations. Among the organizations that have initiated, in this dynamic, activities to strengthen ecosystems for digitalization at the national level, we can cite Path, Terre des Hommes, IT4Life and Kaikai who co-founded the e-Health Community Senegal , and more recently the Baobab Institute and the Speak Up Africa organization which, in partnership with the Transform Health coalition, started the West Africa digital health network (ReSAF ).

For the commitment of decision-makers

Prioritize data governance

In all sectors, and particularly in the health sector, technology is changing rapidly and policies must follow. To create this enabling and sustainable environment, digital transformation and health data governance issues must be a priority for governments. Digital health approaches must align with national health strategies and priorities to strengthen health systems.

Seize the opportunities of multisectoral approaches

The key players involved in the digitalization of health, who engage in multisectoral approaches, promote peer learning, the sharing of experiences, and good practices. This multisectorality makes it possible to strengthen advocacy actions towards decision-makers in order to better prioritize data governance but also to directly involve healthcare professionals who are on the front line and use digital tools to treat their patients.

Multi-stakeholder engagement is also an opportunity to capitalize on the participation of different stakeholders in strategic events such as the World Health Assembly (WHA) or the United Nations General Assembly and to call on decision makers to action. These events recall the importance of achieving the Sustainable Development Goals, and in particular Goal 3, aimed at access to health for all, and also offer an unprecedented platform for highlighting the importance of digitization of health systems.

Mobilize financial resources

Advocacy with decision-makers also aims to support resource mobilization efforts, because in some contexts digitalization is a reality, but actors are still faced with a lack of financial resources. For a broader investment in the digitalization of health systems, governments must prioritize the increase of national health-related financing and coordinate their actions with international organizations.

Digital health: a human-centered technological challenge

Improve technology coordination

In many countries, and not just in West Africa, digital health is still an amalgamation of various solutions, initiated and maintained under the responsibility of different actors. At this stage, these different solutions are not organized under an integration concept or according to a technological vision for the overall system. To move towards a coherent and robust system architecture, it is therefore necessary to improve coordination between the various project leaders, managers and departments in order to then be able to approach better technical integration.

Use international norms and standards

To guarantee robust architectures, it is necessary to rely on existing interoperability norms and standards. This makes it possible to exchange between the different systems and therefore to develop the architecture without having to modify the different solutions used. communities like IHE , OpenHIE and standards like FHIR have proven their effectiveness in other countries. For West Africa, the challenge is to harmonize the framework and regulations to facilitate partnerships between public and private actors in the sub-region, with a common guide for the selection and validation of these standards. Sharing the same standards also makes it possible to form local communities of practice and build localized expertise, as close as possible to contexts and users.

For common goods (global goods) of digital health adapted to the West African context

Digital health decision makers and operators are faced with the multitude of tools that have been successfully developed and deployed, and some have been scaled nationally. The existence of these “global goods” should make it possible to avoid recreating the wheel, and to rely on systems that have been tested, evaluated and validated by health professionals. However, for tools that are benchmarks in other regions of the world, it is necessary to ensure that adaptations to the West African context are taken into account. This reinforces the need to build a network of technicians, recognized in their sector and bearers of excellence, who are able to develop the necessary adaptations and contribute to the inclusive deployment of these solutions. This local expertise is essential to the emergence of Made in West Africa public goods .

Create a public-private ecosystem for implementation and maintenance

The development of digital health in West Africa is strongly supported by partners who operate with the financial support of donors. Programmatic and funding cycles do not always allow for business continuity. The question arises of partnership formats to ensure the sustainability of solutions. It is also necessary to ensure capacity building and knowledge of Global Goods, norms and standards, architectures for health, integration and deployment approaches. These needs exist on the side of Ministries or government agencies, but also service providers and local and regional solution integrators. Sustainable ecosystems are based on public-private partnerships, aligned on a common vision, serving the implementation and maintenance of global goods in digital health.

Conclusion

The harmonized and scaled adoption of digital health systems in West Africa relies on ecosystems of a new nature. Built top-down under the leadership of decision-makers and bottom-up by the action of actors close to the field. Guided by common norms and standards derived from good practices and adapted to the local and regional context. Committed to the use of global goods and based on a public-private partnership approach.

The network of digital health in West Africa (ReSAF) is thus an initiative that brings together digital experts, health professionals, civil society and organizations in order to be able to coordinate actions that will aim to amplify stakeholders’ efforts in digital health and facilitate the implementation of digital tools within health systems.

Finally, we do not forget, behind the technological challenges, digital health is above all centered on the human. The caregiver-patient relationship, health coverage for all and everyone’s well-being are at the heart of our collective action.

How to join the ReSAF?
About the co-authors
Baobab Institute www.baobabinstitute.org

The Baobab Institute is a platform that focuses on 3 fundamental areas for the post-covid era including localization, digitalization and entrepreneurship for development. Among our founding members, we count renowned experts and champions of global health who have contributed substantially to the progress made in family planning in French-speaking West Africa. We intend to leverage this expertise to accelerate the progress of the global FP movement in the region.

Speak Up Africa www.speakupafrica.org

Based in Dakar, Senegal, Speak Up Africa is an advocacy non-profit organization dedicated to catalyzing leadership, driving policy change and raising awareness for sustainable development in Africa. Through its platforms, and with the support of its partners, Speak Up Africa ensures that policymakers meet implementers; that the solutions are highlighted and that each sector, from citizens to civil society, including technical and financial partners and companies, actively participates in the dialogue and strives to take concrete actions in favor of public health and of sustainable development.

Kai-Kai www.kaikai.dev

We are a team of digital development advisors and offer strategic and technical advisory services to the private sector, donors, implementing partners and NGOs. We respond to local needs by co-creating high-impact programs, building local relationships and capacity, and leveraging partnerships with the private sector. Kaikai is co-founder of the e-Health Community (Senegal).

IT4LIFE www.it4life.org

A solidarity digital services company, IT4LIFE supports the digital transformation of the non-profit sector in Africa and France. Born in Senegal in 2017, the company recognized as a public utility has carried out nearly 140 projects in more than 20 countries, with a passion for data collection projects for programs and the structuring of health information systems. IT4LIFE is a founding member of the Tech For Good Coalition (France) and co-founder of the e-Health Community (Senegal).

Le Programme National de Lutte contre les maladies tropicales négligées (PNLMTN), a organisé, du 26 au 29 septembre à Koudougou, une rencontre d’information et de sensibilisation des Responsables de la Promotion de la Santé (RPS).  Cette rencontre organisée avec l’appui de Speak Up Africa a permis de renforcer les compétences de quarante Responsables de la Promotion de la Santé, acteurs incontournables de la lutte contre les maladies tropicales négligées au Burkina Faso

Sur les 20 maladies tropicales négligées (MTN) classées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), 19 sévissent actuellement au Burkina Faso. En 2019, 2,92 millions de personnes ont reçu un traitement contre ces maladies.

Afin d’atteindre l’objectif d’élimination de ces MTN d’ici à 2030 dans le cadre des Objectifs de Développement Durable (ODD), les actions individuelles et collectives des différents acteurs impliquées dans la lutte contre ces maladies doivent être renforcées. 

« Acteurs clés de la sensibilisation et la promotion de la santé au niveau communautaire, l’appui des responsables de la Promotion de la Santé (RPS) est capital pour la mise en œuvre des stratégies additionnelles de sensibilisation et pour l’adhésion des populations aux traitements de masse lors des campagnes de distribution des médicaments pour les 5 MTN à chimiothérapie préventive. Les RPS ont aussi un rôle à jouer pour le renforcement du plaidoyer pour la mobilisation des ressources internes pour soutenir les efforts du gouvernement et des partenaires. »

Mme Sawadogo Christine,
responsable de l’Unité communication du Programme national de lutte contre les MTN du Burkina Faso.  

Au cours de ces trois (03) jours d’échange, les différents chefs d’unités du programme ont renforcé les connaissances et compétences des participants sur les stratégies de lutte, les acquis, les défis et les perspectives de la lutte contre les 5 MTN endémiques au Burkina Faso. Il s’agit de la filariose lymphatique, l’onchocercose, la schistosomiase, les vers intestinaux et le trachome qui sont évitables par la chimio-prévention. La stratégie de lutte contre ces 5 MTN consiste en l’administration de masse de médicaments aux populations vivant dans les zones touchées par ces maladies, durant des campagnes périodiques.

La formation en plaidoyer et communication stratégique fournie par Speak Up Africa a visé à renforcer la collaboration entre les Responsables de la Promotion de la Santé, le programme et ses partenaires afin d’intensifier les efforts de sensibilisation des communautés mais aussi le  plaidoyer pour la priorisation et la mobilisation des ressources pour l’élimination des MTN d’ici à 2030. 

Contrairement aux 3 maladies mortelles que sont le paludisme, le SIDA et la tuberculose, Les MTN figurent dans les priorités de santé mais ne bénéficient pas d’allocation budgétaire adéquate au sein des budgets nationaux.

« À travers cette formation, notre ambition est d’accroître la masse critique d’acteurs engagés pour soutenir les efforts pour l’élimination des MTN en tant que problème de santé publique dans notre pays. Nantis de ces connaissances et surtout des succès et défis à relever, nous avons bon espoir que les nouvelles compétences en plaidoyer et communication stratégiques données aux RPS nous permettront ensemble d’accompagner le gouvernement pour l’atteindre des objectifs du pays sur ce chantier. »

Roukiattou Ouédraogo,
coordonnatrice nationale de Speak Up Africa au Burkina Faso

The Seventh Conference to Replenish the Global Fund to Fight AIDS, Tuberculosis and Malaria, to be held next week in New York, is crucial for African communities across the continent as well as the diasporas, who are calling on France to strengthen its support for the Global Fund to save an additional 20 million lives by 2026 and advance the fight against the three epidemics.

Paris, 14 September 2022 – Following mobilisation events in Berlin and London, on September 13, Paris City Hall was the scene for multiple voices to demand the full replenishment of the Global Fund. African diasporas in France have joined African communities and civil society organisations in raising awareness among French leaders of the urgent need to step up the fight against malaria. The meeting brought together elected officials, African community leaders and personalities from the African arts, culture and sports world, alongside the event’s co-organisers, the Global Fund to Fight AIDS, Tuberculosis and Malaria, The RBM Partnership to End Malaria, Esprit d’Ebène, Speak Up Africa, and Paris City Hall, as well as the event’s partners: Global Health Advocates, ONE, Elus Locaux contre le SIDA, Impact Santé Afrique and Friends of the Global Fund Europe. They shared the same goal, namely to send a strong message to the French government – France is the largest European donor to the Global Fund and the second largest global donor- and to world leaders to replenish the Global Fund to a minimum of $18 billion, in order to save an additional 20 million lives from malaria, HIV/AIDS, and TB.

The Replenishment Conference: a crucial moment to help fund the fight against malaria

Infectious diseases have a disproportionate impact on the most vulnerable communities, and require constant and ambitious commitment. While attention has recently been focused on the COVID-19 pandemic, other diseases such as malaria, HIV/AIDS and tuberculosis continue to take their toll. They have a devastating impact, and prevent millions of people – the majority living in poverty – from accessing jobs, healthcare and education.

The COVID-19 pandemic has had a devastating impact on the fight against these diseases. Malaria is at a turning point: for the first time in decades, the number of malaria deaths has risen again with an additional 69,000 deaths, bringing the total number of deaths to 627,000 in 2020. The impact of stagnant funding, humanitarian emergencies, as well as the growing threat of drug and insecticide resistance, has impacted on our ability to make progress.

However, these diseases are not inevitable and it is possible to mobilise to put an end to them and achieve the United Nations’ Sustainable Development Goals. A fully resourced Global Fund is essential to ending malaria, advancing health equity and building resilient health systems. 

Since 2002, the Global Fund has saved more than 50 million lives, reduced the burden of HIV/AIDS, malaria and tuberculosis by more than half and strengthened health systems in the world’s most vulnerable communities. This includes 10.6 million lives saved from malaria and 1.7 billion cases of malaria averted, representing one of the greatest health success stories of this century. 

The full replenishment of the Global Fund is critical to scaling up the fight against AIDS, TB and malaria over the next three years. If France and other donors fully renew their support, we can end all three epidemics by 2030.

Francoise Vanni, Head of External Relations and Communications, Global Fund

Despite progress to date, 627,000 people have died from malaria – almost all of them on the African continent. This represents an increase of 69,000 malaria deaths from the previous year. Tragically, today malaria kills a child every minute. Malaria takes a toll on our families, our communities and our economies. More than 300 million people living in Francophone countries are at risk of malaria, with 5 of the eleven countries most affected by malaria in Francophone Africa.

France has always shown remarkable leadership and solidarity in financing health and has again provided a fine example in the 2019 Global Fund replenishment by providing $14 billion to fight these three diseases. World leaders must now unite to do the right thing again by stepping up these commitments and investing at least $18 billion to end the HIV/AIDS, TB and malaria epidemics.

Dr Corine Karema, Acting Director of the RBM Partnership to End Malaria

96% of malaria deaths occur in Africa; women are the most affected by the disease, with children and pregnant women at greatest risk. This is a cause for alarm. We need policies designed and based on women’s experience, and more funding to support our participation in decision-making processes.

Fatimata Sy, Executive Secretary of the Senegalese Association of Women and Children’s Futures and recipient of the Voix EssentiELLES Fund in Senegal

As young people, we are concerned about the security of our future, and diseases such as malaria, HIV/AIDS and tuberculosis continue to take their toll on our communities. With 70 per cent of Africans not yet 30 years old, we have the capacity and power to push world leaders to meet their goals and eliminate these diseases.

Farida Tiemtore, President of Les Héroines du Faso and recipient of the Voix EssentiELLES Fund in Burkina Faso

The effects of malaria, HIV/AIDS and tuberculosis particularly affect vulnerable populations in our African communities, and the COVID-19 pandemic has significantly slowed our collective progress towards eliminating these diseases. The stakes are extremely high, which is why we must all work to mobilise additional resources at national and global level to end these preventable and treatable diseases by 2030. Now is the time for concrete commitments on a larger scale.

Aké Natondé, Member of the Benin National Assembly and President of the Education, Culture, Employment and Social Affairs Commission

Elected officials and our governments have a crucial role to play in the fight against malaria, HIV/AIDS and TB. We can eradicate them if we have the political will to do so.

Jean-Luc Romero-Michel, Deputy Mayor of Paris responsible for human rights, integration and the fight against discrimination
ROME – School-aged children are bearing the brunt of today’s Global Food Crisis with devastating consequences for their education and their ability to catch up on learning lost during COVID school closures, warn the United Nations World Food Programme (WFP), the African Union Development Agency NEPAD, and organizations working on education, including the Education Commission chaired by Gordon Brown, former British Prime Minister and UN Special Envoy for Global Education. 

WFP estimates that the global food crisis has pushed an additional 23 million under-18s into acute food insecurity since the start of the year, taking the total of children now affected to 153 million. This represents nearly half of the 345 million people facing acute hunger, according to WFP data from 82 countries.

The global food crisis is threatening the futures of millions of school-aged children who have only just returned to classrooms following the Covid-19 pandemic. Emerging evidence points to unprecedented learning losses during the pandemic, which risk being further compounded by this current food crisis. The World Bank estimates that the share of 10-year-olds in poorer developing countries unable to read or write has increased from 53 per cent to 75 per cent.

« As every parent and teacher understands, hunger is one of the biggest barriers to effective learning – and the surge in hunger among school-age children now poses a real and present danger to a learning recovery. For children who are going hungry in their classrooms, we have a ready-made, cost-effective antidote – school meal programmes. Let’s use it, »


« The Transforming Education Summit is a critical opportunity to tackle the hunger crisis. »

Gordon Brown

Ahead of the forthcoming United Nations General Assembly (UNGA) and the Transforming Education Summit in New York, WFP and partners are calling for an ambitious plan of action to restore school meal programmes disrupted by the pandemic and expand their reach to an additional 73 million children. Detailed costing estimates for the plan suggest around $5.8bn annually would be required.

The plan would supplement wider measures to combat child hunger, including an expansion of child and maternal health programmes, support for out-of-school children, and increased investment in safety nets. Hunger levels among the 250 million children now out of school are almost certainly higher than for those in school, the WFP warns.

« Millions of children are living with the consequences of the mutually reinforcing food and learning crises. Yet the link between hunger and lost opportunities for learning needs to be more prominent on the international agenda – and school meal programs can help break that link. Not investing in school meals programs is perhaps one of the worst possible economic decisions governments and donors can make, especially now. »

Carmen Burbano, Director of WFP’s School-based Programmes Division

School meal programmes are among the largest and most effective social safety nets for school-aged children. They not only keep children, particularly girls, in school, but help improve learning outcomes by providing better and more nutritious diets. They also support local economies, create jobs and livelihoods in communities, and ultimately help break the links between hunger, an unsustainable food system and the learning crisis.

The Transforming Education summit needs to deliver results, said Wawira Njiru, who leads the Food for Education Foundation, an NGO which delivers school meal programmes in Kenya and one of the leaders of the coalition’s « Communications and Partner Outreach Group ».

« The long-term effects of hunger and malnutrition are devastating for Kenya, and children in particular. Children do not have a vote, and they are not asked what their top priorities are. We have a moral duty to ensure that everyone is better protected from food price spikes and economic shocks. Failure to do so is quite literally handicapping the future of our country. »

Njiru

A growing coalition of governments has come together to build the School Meals Coalition, which aims to ensure that every child can receive a healthy, nutritious meal, complemented by other health interventions, by 2030. Led by France and Finland, 70 countries, supported by more than 70 organizations, have worked tirelessly to scale up school meals programmes, increasing domestic investment as a response to the crisis.

For example, in Rwanda under the leadership of President Kagame, the national school meals programme has increased its coverage from 660,000 to 3.8 million children in two years, while in Benin, President Patrice Talon has committed to increase the budget for the national school meals programme from US$79 million to US$240 million over the next five years. The United States has committed to provide US$943 million for the next year to support the purchase of locally-grown foods for its national school meal effort in response to the ongoing impacts of rising food costs.

« African countries have long recognized the benefits of school feeding to protect children’s health, nutrition, and education, whilst strengthening local food systems. Country ownership and commitment is the key. Efforts to protect and scale up these programmes are now more important than ever, to protect the youths of Africa from the colliding food and education crises. »

Fati N’zi-Hassane, Head of Human Capital and Institutional Development with the African Union Development Agency, member of the School Meal Coalition’s taskforce

Despite some progress, the bleak global economic outlook and debt distress in low-income countries remains the main barrier to expanding school meal programmes. WFP, the Education Commission and education partners, are therefore calling for three things: the prioritization of school health and nutrition programmes at the Transforming Education Summit; the scale up of safety nets such as school meals as part of the food crisis response; and a robust donor response to match domestic commitments already being made by low- and lower middle-income countries. These actions should also be monitored to help drive greater ambition and provide critical accountability. This must be done alongside core investments in maternal and child health and nutrition services to maximise impact throughout the first 8000 days of life and to set children up for a healthier and more prosperous life.

« Prioritizing school health is a sound economic and social investment. Sustained and adequate funding of school health, including school feeding, water and sanitation, deworming and immunization will unlock the full potential of our countries’ human capital and resilience, while fostering equity and inclusion across sustainable development program. »

Yacine Diop Djibo, Founder and Executive Director SpeakUpAfrica

La septième Conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, qui aura lieu la semaine prochaine à New York, est cruciale pour les communautés africaines du continent et les diasporas qui appellent la France à renforcer son soutien au Fonds mondial pour sauver 20 millions de vies supplémentaires d’ici 2026 et faire avancer la lutte contre les trois épidémies.

Après des événements de mobilisation à Berlin et Londres, c’est à l’Hôtel de Ville de Paris que des voix multiples ont résonné le 13 septembre pour demander la reconstitution complète des ressources du Fonds mondial. Les diasporas africaines de France ont uni leur voix aux communautés africaines et aux organisations de la société civile pour sensibiliser les dirigeants français à l’urgence d’intensifier la lutte contre le paludisme.

Cette rencontre a réuni des élu.e.s, responsables communautaires africains et des personnalités du monde artistique, culturel et sportif africain, aux côtés des co-organisateurs de l’événement, le Fonds Mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, Le Partenariat RBM pour en finir avec le paludisme, Esprit d’Ebène, Speak Up Africa, et la Mairie de Paris, ainsi que des partenaires de l’événement : Action Santé Mondiale, ONE, Elus Locaux contre le SIDA, Impact Santé Afrique et les Amis du Fonds Mondial Europe. Un même objectif les a rassemblés : lancer un message fort au gouvernement français – la France étant le premier donateur européen du Fonds mondial et deuxième donateur mondial– et aux dirigeants mondiaux pour reconstituer le Fonds mondial à hauteur d’un minimum de 18 milliards de dollars, afin de sauver 20 millions de vies supplémentaires du paludisme, du VIH/Sida, et de la tuberculose.

La Conférence de reconstitution : un enjeu crucial pour aider au financement de la lutte contre le paludisme

Les maladies infectieuses ont un impact disproportionné sur les communautés les plus vulnérables, et requièrent un engagement constant et ambitieux. Bien que l’attention ait été concentrée récemment sur la pandémie de COVID-19, d’autres maladies comme le paludisme, le VIH/Sida et la tuberculose continuent de faire des ravages. Elles dévastent, accablent et empêchent des millions de personnes – dont la majorité vivent dans la pauvreté – d’accéder à l’emploi, aux soins de santé et à l’éducation.

La pandémie de COVID-19 a eu un impact dévastateur sur la lutte contre ces maladies. Le paludisme se trouve à un tournant précaire : pour la première fois depuis des décennies, le nombre de morts du paludisme est reparti à la hausse avec 69,000 décès additionnels, portant le nombre total de décès à 627,000 en 2020. L’impact de la stagnation des financements, des urgences humanitaires, ainsi que la menace croissante de la résistance aux médicaments et aux insecticides, ont eu un impact sur notre capacité à progresser.

« Malgré les progrès réalisés à ce jour, 627 000 personnes sont mortes de paludisme – presque toutes sur le continent africain. Cela représente une augmentation de 69 000 décès dus au paludisme par rapport à l’année antérieure. Tragiquement, aujourd’hui le paludisme tue un enfant chaque minute. Le paludisme pèse sur nos familles, nos communautés et nos économies. Plus de 300 millions de personnes vivant dans les pays francophones sont à risque de paludisme, avec 5 des onze pays les plus touchés par le paludisme situés en Afrique francophone. La France a toujours fait preuve d’un leadership et d’une solidarité remarquable dans le financement de la santé et a démontré encore un bel exemple lors de la reconstitution des ressources du Fonds mondial en 2019 pour fournir 14 milliards de dollars pour lutter contre ces trois maladies. Les dirigeants mondiaux doivent maintenant s’unir pour faire à nouveau ce qui est juste en intensifiant ces engagements et en investissant au moins 18 milliards de dollars pour mettre fin aux épidémies de VIH/Sida, de tuberculose et de paludisme » s’est ainsi exprimée le Dr Corine Karema, directrice par intérim du Partenariat RBM pour en finir avec le paludisme.

Pour autant, ces maladies ne sont pas une fatalité, il est possible de se mobiliser pour y mettre fin et atteindre les Objectifs de Développement Durable fixés par les Nations Unies. Un Fonds mondial doté de toutes les ressources est essentiel pour mettre fin au paludisme, faire progresser l’équité en matière de santé et mettre en place des systèmes de santé résiliants.

« La reconstitution complète des ressources du Fonds mondial est essentielle pour intensifier la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme au cours des trois prochaines années. Si la France et les autres donateurs nous renouvellent pleinement leur soutien, nous pouvons en finir avec ces trois épidémies d’ici 2030 » a déclaré Francoise Vanni, Directrice des relations extérieures et de la communication du Fonds mondial.

Depuis 2002, le Fonds mondial a sauvé plus de 50 millions de vies, réduit le fardeau du VIH/Sida, du paludisme et de la tuberculose de plus de moitié et renforcé les systèmes de santé dans les communautés les plus vulnérables du monde. Cela comprend 10,6 millions de vies sauvées du paludisme et 1,7 milliard de cas de paludisme évités, soit l’un des plus grands succès de ce siècle en matière de santé.

« Les effets du paludisme, du VIH/Sida et de la tuberculose affectent tout particulièrement les populations vulnérables dans nos communautés africaines et la pandémie de la COVID-19 a considérablement ralenti nos progrès collectifs vers l’élimination de ces maladies. Les enjeux sont extrêmement élevés, c’est pourquoi nous devons toutes et tous œuvrer pour mobiliser des ressources additionnelles au niveau national et mondial, pour mettre un terme à ces maladies évitables et traitables d’ici 2030. C’est maintenant qu’il nous faut des engagements concrets et à plus grande échelle ! » a affirmé l’Honorable Aké Natondé, Député à l’Assemblée nationale du Bénin et Président de la commission de l’éducation, de la culture, de l’emploi et des affaires sociales.

Ont également participé à l’événement, en personne et en ligne, deux récipiendaires du Fonds Voix EssentiELLES, une initiatives co-financée par le Fonds mondial et la Fondation CHANEL et mise en oeuvre depuis juillet 2021 au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire et au Sénégal.

« Parmi les décès dus au paludisme, 96 % se produisent en Afrique ; les femmes sont les plus touchées par cette maladie, les enfants et les femmes enceintes étant les plus exposés. C’est un signal d’alarme. Nous avons besoin de politiques conçues et fondées sur l’expérience des femmes, et d’un financement plus important pour soutenir notre participation aux processus décisionnels » a noté Fatimata Sy, Secrétaire exécutive de l’Association sénégalaise pour l’avenir de la femme et de l’enfant et récipiendaire du Fonds Voix EssentiELLES au Sénégal.

Voix EssentiELLES vise à soutenir et stimuler l’impact des politiques et des programmes de santé en Afrique de l’Ouest et du Centre en assurant, de manière significative dans tous les espaces de prise de décision, l’engagement et l’inclusion des femmes et des filles dans toute leur diversité.

« En tant que jeunes, nous sommes préoccupés par la sécurité de notre avenir, et des maladies comme le paludisme, le VIH/Sida et la tuberculose continuent de faire des ravages dans nos communautés. Alors que 70 % des Africains n’ont pas encore 30 ans, nous avons la capacité et le pouvoir de faire pression pour que les dirigeants mondiaux atteignent les objectifs d’élimination de ces maladies » a ajouté Farida Tiemtore, Présidente des Héroines du Faso et récipiendaire du Fonds Voix EssentiELLES au Burkina Faso.

L’événement, ayant rassemblé une centaine de personne, s’est clôturé par un discourrs de Mr. Jean-Luc Romero Michel.

« Les élus et nos gouvernements ont un rôle crucial à jouer dans la lutte contre le paludisme, le VIH/Sida et la tuberculose. Nous pouvons les éradiquer si nous avons la volonté politique nécessaire » a ainsi conclu Jean-Luc Romero-Michel, Adjoint à la Maire de Paris en charge des droits humains, de l’intégration et de la lutte contre les discriminations.

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