L’expansion du mouvement « Zéro Palu ! Je m’engage » au Ghana et en Sierra Leone

Blog • 22 October 2019

Le déploiement du mouvement panafricain « Zéro Palu ! Je m’engage » est en bonne voie. Suite à la volonté politique de haut niveau démontrée par l’approbation unanime de la campagne lors du Sommet de l’Union africaine de 2018, plusieurs pays comme le Mozambique, le Niger, le Royaume d’Eswatini, le Ghana, la Sierra Leone et l’Éthiopie ont officiellement lancé leur stratégie de campagne nationale avec le soutien de la Commission de l’Union africaine et du Partenariat RBM pour en finir avec le paludisme. 

En tant que l’un des partenaires initiaux de la campagne « Zéro Palu ! Je m’engage » au Sénégal, Speak Up Africa a reçu des fonds du partenariat Comic Relief et GSK afin de soutenir la mise en œuvre des campagnes nationales au Ghana et en Sierra Leone. Au cours des derniers mois, des délégations de Speak Up Africa ont visité les Programmes nationaux de lutte contre le paludisme (PNLP) de ces deux pays afin de finaliser la stratégie 2019-2020 de la campagne. 

Forts de leur expertise dans la lutte et de la prévention du paludisme au niveau national, les PNLP ont contribué à donner des indications précieuses sur cette maladie au Ghana et en Sierra Leone, notamment sur les principaux obstacles et possibilités d’atteindre l’objectif d’élimination du paludisme de l’Union africaine d’ici 2030. Les discussions ont porté sur des thèmes clés comme la nécessité de mobiliser des ressources durables, l’utilisation efficace des ressources existantes ainsi que la priorisation générale et multisectorielle du programme de lutte contre le paludisme. Alors que le Ghana et la Sierra Leone préparent une mobilisation générale, le message central de la campagne est plus clair que jamais : tous les membres de la société ont un rôle important à jouer dans l’élimination du paludisme. 

La campagne ciblera stratégiquement les principaux décideurs et influenceurs dans les médias, le gouvernement local et national et le secteur privé. Cependant nous tenons absolument à ce que la campagne soit adaptée au contexte et aux priorités du pays ; par conséquent les campagnes menées au Ghana et en Sierra Leone seront légèrement différentes. 

Les deux pays utiliseront toute une gamme de stratégies pour mobiliser les médias : lancement de coalitions de médias, création de partenariats avec les principaux médias et tenue de séances d’information, création d’opportunités médiatiques pour les champions de la campagne et les principales parties prenantes, et série de prix décernés aux médias pour récompenser leurs talents journalistiques sur le paludisme. Autant de stratégies qui serviront à rehausser le profil du programme de lutte contre le paludisme et à amplifier l’impact de la campagne.

En outre, dans les deux pays, nous susciterons l’engagement des décideurs et des influenceurs nationaux et locaux : au Ghana, nous organiserons des visites sur le terrain, des ateliers et des présentations avec des parlementaires et des fonctionnaires locaux afin d’influencer ceux qui élaborent les politiques et allouent et assurent le suivi des ressources ; en Sierra Leone, outre les parlementaires, nous mobiliserons également les principaux membres de Conseils et les responsables de chefferies (par exemple, les chefs suprêmes, les chefs religieux et les maires).

Enfin, le secteur privé sera également impliqué dans le cadre d’une stratégie de mobilisation de ressources : au Ghana, où il existe déjà une base de soutien de la part du secteur privé par le biais du projet de Prévention du paludisme dans le secteur privé (PSMP), la campagne soutiendra la création de la Ghana Malaria Foundation et offrira aux entreprises des possibilités supplémentaires de soutenir la lutte et la prévention contre la maladie ; en Sierra Leone où, jusqu’ici, le secteur privé ne s’est guère investi dans la lutte contre le paludisme, l’initiative « Malaria Safe » existante qui a recueillie une large adhésion au Ghana et ailleurs, sera adoptée pour cette mobilisation initiale.    

Nous sommes convaincus qu’à travers ces activités et partenariats, nous serons en mesure de créer l’environnement favorable nécessaire à un engagement soutenu et sérieux de tous les secteurs de la société pour concrétiser la vision d’un monde sans paludisme, vision que 26 experts du paludisme ont qualifiée d’ambitieuse mais réalisable dans un récent rapport publié par le Lancet. Cela renforce notre conviction que bien que le paludisme demeure une menace omniprésente pour la santé publique et la prospérité au Ghana, en Sierra Leone et en Afrique, la décennie à venir sera celle où nous nous débarrasserons pour toujours de cette maladie et où nous pourrons affirmer avec fierté que nous sommes parvenus à zéro palu, grâce à l’engagement de tous.

James Wallen, chargé de programme sur le paludisme, Speak Up Africa

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