Le Sommet virtuel qui commémore la Journée internationale de la couverture sanitaire universelle 2020 reprend la thématique de cette année « Protéger chacun d’entre nous »

Communiqué de presse • 10 December 2020

Quelque 2 000 délégués d’environ 100 pays se réuniront à l’occasion du sommet Des vies en jeu: Améliorer les vies des femmes, des enfants et des adolescents par le biais de la couverture sanitaire universelle le 11 décembre 2020.

Ils examineront la manière dont la COVID-19 a impacté les progrès réalisés en vue de la couverture sanitaire universelle (CSU), ils procèderont au lancement de nouveaux engagements pour améliorer la santé des femmes, des enfants et des adolescents et ils dynamiseront une approche participative promue par toutes les parties prenantes pour veiller à ce que nous puissions « mieux faire » pendant la pandémie de COVID-19 et au-delà.

Le sommet Des vies en jeu est organisé pour marquer la Journée internationale de la couverture sanitaire universelle le samedi 12 décembre qui appelle les pays à fournir des soins de santé abordables et de qualité à l’ensemble de leurs citoyens.  Cette année, la thématique de cette Journée est « Protéger chacun d’entre nous – pour mettre un terme à cette crise et construire un avenir meilleur et plus sûr, nous devons miser sur des systèmes de santé qui nous protègent tous – maintenant », en insistant sur la nécessité de ne laisser personne et en particulier, aucune femme, aucun enfant ou adolescent de côté.

Lors du sommet Des vies en jeu de ce jour, les délégués présents notamment des représentant-e-s de gouvernements, du secteur privé, d’organisations non-gouvernementales, d’institutions académiques, d’associations de professionnels de la santé, d’organisations de jeunes et de groupes communautaires, auront la possibilité de:

  • Réfléchir sur les progrès et les défis inhérents aux engagements des pays en faveur de la CSU et de la Stratégie mondiale pour la santé de la femme, de l’enfant et de l’adolescent dans le contexte de la COVID-19;
  • Partager des expériences sur ce qui a fonctionné ou non pendant la crise, en ce qui concerne la protection et l’expansion des services de santé, les mesures adoptées pour améliorer le financement de la santé pour la CSU, la création de plateformes inclusives, participatives et multipartites, et l’intégration plus forte de l’égalité de genre et de l’engagement des jeunes dans les plans, les politiques et les programmes; et
  • Collaborer pour une gouvernance inclusive et participative stimulée par la participation sociale, notamment par le biais d’un engagement actif des femmes et des jeunes;
  • Agir ensemble pour faire de la Déclaration des Nations Unies sur la CSU (2019) et l’Appel à l’action du PMNCH sur la COVID-19 (2020) une réalité, y compris le lancement des engagements politiques en réponse aux demandes de l’Appel à l’action du PMNCH sur la COVID-19. 

Ce sommet d’une demi-journée, organisé par le Partenariat pour la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant (PMNCH), CSU2030 et CORE Group,s’appuie sur les succès du sommet Des vies en jeu: Un sommet sur la COVID-19, qui s’est tenu en juillet 2020.  À cette occasion, un certain nombre de partenaires s’étaient réunis pour appeler les dirigeants mondiaux à s’engager pour un plan d’action de sept points visant à améliorer et accroître les investissements dans les systèmes de santé et les politiques de protection sociale en faveur des femmes, des enfants et des adolescents dans un monde en reconstruction à la suite de la pandémie. 

« La COVID-19 rappelle cruellement que la sécurité sanitaire est impossible en l’absence de couverture sanitaire universelle. Et nous ne pourrons avancer sur la CSU que si nous redoublons  d’efforts pour prendre en charge chaque femme, chaque enfant et chaque adolescent, » a souligné Helen Clark, ancienne Premier ministre de la Nouvelle Zélande et Présidente du Conseil d’administration du PMNCH.

« La santé publique et les soins primaires constituent la première ligne de défense face aux flambées épidémiques. C’est ainsi que la boucle est bouclée. »

Lors de ce sommet, les pays dont l’Afghanistan, l’Inde, le Kenya, le Liberia, le Mexique et le Nigeria annonceront des engagements politiques et financiers pour l’amélioration de la santé des femmes, des enfants et des adolescents dans le cadre d’une réponse mondiale à la pandémie de COVID-19. Les pays donateurs notamment l’Allemagne, la Suède, le Royaume-Uni et les États-Unis ainsi que la Fondation Bill et Melinda Gates, s’engageront aussi à davantage soutenir ce domaine clé de la santé mondiale et du développement, qui est crucial pour la concrétisation de la CSU.

CSU2030 présentera également les principaux résultats de L’État de l’engagement en faveur de la couverture sanitaire universelle : rapport de synthèse 2020 qui mesure les progrès actuellement à l’œuvre à l’échelle mondiale suite à la réunion de haut-niveau de l’ONU qui a réaffirmé l’engagement des gouvernements du monde entier de concrétiser la CSU et garantir la santé et le bien-être universels d’ici 2030.  Ces dirigeants mondiaux se sont réunis dans une atmosphère empreinte d’optimisme et d’ambition rarement observés jusqu’ici. Quelques mois plus tard, cependant, la planète entière a été frappée de plein fouet par la COVID-19 et une crise sanitaire et économique sans précédent qui ont anéanti ces attentes.

« Les résultats de l’analyse conduite par CSU2030 sur L’État de l’engagement en faveur de la CSU montrent comment les groupes de population démunis et vulnérables sont de plus en plus laissés pour compte et comment les inégalités s’accentuent en raison de la pandémie de COVID-19 dans bon nombre de pays, » selon le Dr Githinji Gitahi, Directeur général de l’AMREF Africa & Co-président de CSU2030.

« La pandémie de COVID-19 met en évidence et aggrave les faiblesses des systèmes de santé, en démontrant que beaucoup de gouvernements – riches et pauvres – ont omis d’investir dans la santé, les filets de sécurité sociaux et la préparation aux urgences lorsque cela était crucial, avant qu’une crise ne survienne. »

Dans le monde entier, la pandémie du COVID-19 a d’énormes répercussions sur les systèmes de santé, l’économie, les vies et les moyens de subsistance ainsi que le bien-être des personnes et communautés. Des prévisions récentes indiquent que 71 millions de personnes pourraient se retrouver dans une pauvreté extrême en 2020 du fait de la COVID-19, ce qui va entraîner la première augmentation de la pauvreté mondiale en plus de 20 ans (depuis 1998). D’après une autre étude, environ 6,7 millions d’enfants supplémentaires pourraient souffrir de rachitisme en 2020, par rapport aux prévisions hors contexte de COVID-19, et ce, en raison des chutes brutales des revenus des ménages, des perturbations en matière de fournitures de denrées alimentaires abordables et nutritives, et des services de santé, de nutrition et de protection sociale.

L’impact de la pandémie sur les femmes, les enfants et les adolescents les plus vulnérables sera d’autant plus plus prononcé, alors que le financement des services dans ce domaine des soins de santé était déjà insuffisant, bien avant la pandémie de COVID-19, comme l’explique un Rapport d’avancement de Chaque Femme Chaque Enfant, publié récemment.

Les perturbations des services essentiels se traduisent aujourd’hui par des données en temps réel concernant la baisse des résultats en matière de santé sexuelle, reproductive, de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent, qui se situe au-delà des estimations modélisées et anticipées au début de la flambée épidémique.  De nouveaux résultats présentés par le Mécanisme de financement mondial indiquent que les perturbations causées par la COVID-19 ont respectivement donné lieu à une baisse de 35% du nombre des enfants pleinement vaccinés au Liberia, de 11% en Afghanistan et de 13% au Nigeria, trois pays qui prendront des engagements lors de ce sommet. Au Népal, des études montrent comment la diminution du nombre d’accouchements institutionnels pendant les confinements liés à la COVID-19 a causé l’augmentation des taux de mortinatalité et de mortalité néonatale.

« Des progrès considérables ont été accomplis ces dernières années pour améliorer la santé et le bien-être, notamment pour les femmes, les enfants et les adolescents, pour élargir la CSU, » a déclaré Lisa M Hilmi, Directrice exécutive du CORE Group.

« La COVID-19 est bien la preuve que les progrès peuvent être fragiles et qu’il faut les préserver.  Ce sommet offrira un espace de réflexion, d’échange de meilleures pratiques, et il permettra de renouveler l’engagement en faveur de la collaboration et de l’action, et de la redevabilité mutuelle. »

Did you find this article interesting ?

Share it!

Apply online :

  • Ce champ n’est utilisé qu’à des fins de validation et devrait rester inchangé.