La communauté : un partenaire essentiel dans la prise en charge des questions de vaccination

Opinion • 28 April 2020

Investir dans un système dans lequel la responsabilité de vacciner est partagée entre les communautés et le programme national de vaccination  est une priorité si on veut atteindre une couverture vaccinale universelle.

La vaccination est incontestablement l’une des interventions de santé publique les plus efficaces et les plus rentables.  Elle a contribué fortement à réduire la mortalité infantile en Afrique. Grâce à ces résultats positifs, une attention accrue est désormais attribuée à la vaccination. Malgré cet élan qu’ont gagné les questions de vaccination, le chemin vers la couverture vaccinale universelle est sinueux. Bien qu’il existe des programmes dédiés à cette thématique, sans une participation communautaire, l’accès pour tous à des services vaccinaux de qualité ne sera qu’illusion.

L’État de Côte D’Ivoire s’est engagé depuis des décennies en faveur de la vaccination.

En Septembre 2019, lors du Conseil des Ministres tenu à Yamoussoukro, il a été adopté un décret portant la réglementation de la vaccination des cibles du Programme Élargi de Vaccination. Ce décret vise à assurer la protection des femmes et des enfants contre les maladies les plus meurtrières pouvant être évitées. Rendant obligatoire la vaccination pour les enfants de zéro (0) à onze (11) mois, ainsi que pour les femmes enceintes, lors des campagnes de vaccination et pendant la vaccination de routine.

Le succès de ces campagnes est assujetti à un investissement de la part de la population. La récente campagne sur le vaccin contre le papillomavirus humain (HPV) a démontré l’importance de mobiliser en amont les communautés afin de contribuer à améliorer la couverture des programmes de vaccination et à limiter les taux d’abandon. [1]

En tant que municipalité, nous avons tout un rôle à jouer dans ce dispositif dans le but d’assurer une équité dans la prise en charge vaccinale. A Yamoussoukro nous avons intégré l’importance capitale d’engager le dialogue avec les communautés le plus tôt possible, dans les questions de santé publiques. A cet effet, MADAME KOUASSI AKISSI SYLVAINE, la 5ème Adjointe au Maire est en charge de la santé, de la communication avec populations, des affaires sociales et culturelles, de la promotion du genre.  A travers ses actions, la municipalité sensibilise les populations sur l’importance de la prise en charge des questions santé et de la vaccination notamment sur son intérêt et celui du respect du calendrier vaccinal.

Il est essentiel que nous maires, mais également les Ministères de la santé d’Afrique soient conscients de la valeur de la collaboration avec les communautés. Néanmoins, cette collaboration ne peut être à titre ponctuel, mais durable à travers une coordination des interventions entre le personnel de santé et les communautés en vue d’atteindre l’objectif commun étant de fournir des services vaccinaux accessibles et de qualité pour tous.

Pour ce faire, il est impératif de rappeler que ce partenariat doit être fondé sur le principe de susciter l’appropriation et la confiance des communautés à travers leur participation active à la planification, à la fourniture et à l’évaluation des services. De cette manière, les communautés développent un sentiment accru de responsabilité envers ces services pour un intérêt commun.

Pour nous Maires, la conjugaison parfaite des stratégies éprouvées de vaccination avec la responsabilisation efficiente de la communauté permettra d’améliorer durablement la couverture vaccinale. En effet, cette approche facilite la levée des barrières telles que le manque de temps des parents, l’inefficacité de l’organisation des séances de vaccination et les facteurs socioculturels dictés par la tradition.

Par Yaoura Konan, Premier adjoint au Maire de Yamoussoukro


[1] http://www.gouv.ci/_actualite-article.php?recordID=10389&d=1

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