Des maires de toute l’Afrique se réunissent à Kampala pour accélérer les politiques d’assainissement d’ici 2030

Communiqué de presse • 25 February 2020

Le Forum des Maires d’Afrique pour la promotion de l’Assainissement Inclusif pour toute la ville réaffirme les engagements pris sur l’assainissement lors de la conférence FSM5/AfricaSan5

Les maires africains ont aujourd’hui renouveler leur engagement à créer et améliorer des services d’assainissement inclusifs dans les villes africaines, à l’occasion du 20ème Congrès International et Exposition de l’AAE.

Le Forum des Maires du Congrès a permis à 12 maires de villes africaines de s’engager à renforcer les partenariats interurbains et d’accélérer la réalisation des objectifs du secteur WASH (Water, Sanitation, Hygiene) dans les centres urbains. Des stratégies ont été convenues pour déployer le programme ‘Assainissement Inclusif pour toute la Ville’ ou ‘Citywide Inclusive Sanitation’ (CWIS) afin d’atteindre un « accès à l’assainissement pour tous d’ici 2030. »

Erias Lukwago, maire de la ville de Kampala, a ouvert le Forum suivi par des discours introductifs de l’Association Africaine de l’Eau (AAE) et de la Fondation Bill & Melinda Gates. L’allocation principale est revenue à WaterAid et fut suivie des présentations de responsables municipaux et d’experts de l’assainissement. Les participants ont partagé leurs expériences acquises sur le terrain dans le cadre des progrès réalisés après la Déclaration des Maires du Cap en 2019, et ensuite discuté en formats table-rondes et en sessions de brainstorming des moyens de renforcer les partenariats interurbains.

Des chefs politiques d’autorités locales et de villes, des partenaires de développement, des organisations de la société civile (OSC), des directeurs généraux de services publics et du secteur privé, ainsi que des hauts fonctionnaires de toute l’Afrique ont également participé à l’événement.

Les participants ont dû s’engager et faire preuve de volonté politique en adoptant une approche innovante de financement et de développement de solutions techniques de l’assainissement. Les discussions ont porté sur la nécessité d’élaborer des approches globales pour améliorer l’assainissement, qui comprennent la planification à long terme, l’innovation technique, les réformes institutionnelles et la mobilisation financière, afin d’améliorer la vie et la santé des populations locales.

Sylvain Usher, directeur exécutif de l’Association Africaine de l’Eau (AAE) : « Avec des ressources financières et humaines limitées, un climat changeant et une urbanisation rapide et non planifiée, les villes ont du mal à faire face. En ce qui concerne l’assainissement en Afrique, l’approche « business as usual » ne fonctionne pas, et nous demandons aux villes et aux maires d’intensifier leurs efforts très rapidement et de prendre le contrôle sur l’assainissement. C’est pourquoi l’AAE est fière d’accueillir ce forum, et de contribuer à la réalisation de l’ODD 6.2. »

Juliana Gondwe, maire de Lilongwe, capitale du Malawi, ajoute : « L’accès à des installations sanitaires adéquates ne profite pas seulement aux citoyens, mais permet de progresser dans un large éventail de domaines allant de la santé au développement économique, de la durée de vie à la protection de l’environnement urbain, et en particulier en matière d’approvisionnement en eau et en nourriture. En tant que maire d’une ville qui croit très rapidement, je reconnais qu’il est de mon devoir de défendre les intérêts de mes concitoyens et de représenter au mieux leurs intérêts. Les maires jouent un rôle essentiel en tant que prestataires de services qui améliorent considérablement la vie des habitants. Sans leur engagement, il serait impossible d’effectuer les changements positifs dont nous avons besoin. Pour que les villes participent pleinement à la réalisation des objectifs du secteur WASH, il nous faut adopter des approches globales de l’amélioration de l’assainissement. »

Les objectifs du forum s’accordent parfaitement avec les objectifs de développement durable des Nations Unies et l’objectif de la déclaration de Ngor, nommément, assurer l’accès universel à des services d’assainissement et d’hygiène adéquats et durables et éliminer la défécation en plein air d’ici 2030.

Dans la plupart des villes africaines, plus de 90 % de la population dépend de services d’assainissement non-collectifs, dont une grande partie n’est pas améliorée et inadaptée. Avec une urbanisation de plus en plus rapide et une population très jeune, la pression sur les infrastructures d’assainissement en Afrique augmente de manière exponentielle. Les municipalités ont donc la responsabilité de plus en plus importante de fournir des installations sanitaires adéquates pour répondre aux besoins des villes. Rappelons que les mauvaises conditions d’assainissement entraînent des risques majeurs pour la santé publique, par exemple, les épidémies, la pollution, la détérioration de la qualité de l’eau, en plus de résultats socio-économiques négatifs.

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