Communiqué de presse - Entre 2001 et 2013, la forte intensification des interventions de lutte antipaludique a contribué à réduire l’incidence mondiale de 30 % et à faire reculer de 47 % le taux de mortalité au niveau mondial, évitant ainsi, selon les estimations, 4,3 millions de décès. Aussi, dans la région Afrique de l’OMS, ce taux a baissé de 58 % chez les enfants de moins de 5 ans.

Conformément à la vision du plan mondial de lutte contre le paludisme et aux directives de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le Sénégal a mis à l’échelle les interventions à efficacité prouvée pour avoir un impact significatif et durable sur la morbidité et la mortalité palustres.

En effet, on observe une baisse en 2015 de plus de 65% des cas et de plus de 70% des décès dus au paludisme par rapport à 2000  et entre 2009 et 2015, la prévalence parasitaire est passée de 3% à 1,2%.

Le Sénégal est caractérisé par une zone en pré élimination au nord du pays et une zone de contrôle dans certaines régions du pays où le fardeau de la maladie est toujours lourd et les décès qui lui sont attribuables persistent.

Des défis demeurent encore, notamment l’accès universel aux interventions majeures et la mise en œuvre d’interventions spécifiques selon les zones épidémiologiques pour aller vers la pré élimination en 2020 et vers l’élimination en 2030.

Le Sénégal est sur la voie de l’élimination et les enjeux sont énormes en termes de mobilisation des ressources domestiques et de mobilisation citoyenne pour faire de l’élimination du paludisme une réalité.

L’élimination du paludisme est caractérisée par l’interruption de la transmission locale d’un parasite du paludisme dans une zone géographique définie. La rapidité des progrès dépendra de la solidité du système national de santé, du niveau d’investissement consenti pour la lutte contre le paludisme et d’un certain nombre d’autres éléments, y compris des facteurs biologiques et environnementaux, et les réalités sociales, démographiques, politiques et économiques de chaque pays.

Un engagement politique continu, des ressources suffisantes et des partenariats efficaces sont nécessaires au succès des programmes d’élimination du paludisme.

C’est l’une des raisons pour lesquelles, le Programme National de Lutte contre le Paludisme avait lancé en 2014 la campagne « zéro palu, je m’engage » en partenariat avec Speak Up Africa et MACEPA/PATH. Le « Pacte d’engagement pour l’élimination du paludisme au Sénégal» entre dans ce cadre et a pour objectif de placer la lutte pour l’élimination du paludisme au cœur des débats politiques et de la mobilisation citoyenne.

Pour ce faire, le Programme National de Lutte contre le Paludisme organisera, en partenariat avec Speak Up Africa et PATH, une cérémonie de signature du « Pacte d’engagement pour l’élimination du paludisme au Sénégal » avec l’Association des Maires du Sénégal (AMS) ce vendredi 17 Novembre 2017 à 10 H 00  à l’hôtel NOVOTEL Dakar.

Le pacte d’engagement

Le pacte d’engagement pour l’élimination du paludisme au Sénégal représente une opportunité d’engager une profonde mutation de gestion de la santé et du paludisme en particulier en s’appuyant sur la mobilisation collective. C’est dans ce contexte que le Cadre de Concertation des Partenaires de la lutte contre le paludisme propose que cette mutation s’organise autour d’un « Pacte d’engagement pour l’élimination du paludisme au Sénégal ».