Le jeudi 26 mai, Speak Up Africa a organisé à Dakar, un atelier visant à partager les résultats préliminaires de l’étude conduite sur les connaissances, attitudes et pratiques des populations vivant dans les départements de Pikine et Guédiawaye quant à la gestion de l’hygiène menstruelle (GHM). L’assistance a regroupé les principales parties prenantes travaillant sur la question de la GHM, notamment, le Programme d’eau potable et d’assainissement du Millénaire (PEPAM), les Ministères de la Santé et de l’Action sociale, de l’Education nationale et de l’Hydraulique et de l’Assainissement, des Parlementaires, et autres institutions telles que l’Organisation mondiale de la santé, OXFAM, UNICEF ou encore le Conseil de concertation pour l’approvisionnement en eau et assainissement (WSCC).   

L’atelier a donné lieu à une double réflexion ; la première portant sur les barrières et freins à une bonne hygiène menstruelle et la seconde sur l’importance d’une approche inclusive tenant compte des risques sociaux, sanitaires et environnementaux. Force est de constater que la question de l’hygiène menstruelle demeure un sujet tabou dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, notamment au Sénégal où les croyances et mythes influent quotidiennement sur la vie des femmes et des filles, renforçant ainsi les inégalités de genre. Pourtant, comme souligné par l’honorable député Madame Haoua Dia Thiam, l’inaction sur la GHM entrave de manière significative le maintien des jeunes filles en milieu scolaire. »

A ce jour, au niveau structurel, peu de dispositifs sont prévus pour prendre en compte les besoins spécifiques des femmes : les toilettes restent inadaptées dans les lieux publics, on note également l’absence de serviettes hygiéniques de secours dans les écoles, lieux de travail ou encore structures sanitaires. Tout ceci a sans nul doute comme corollaire des conséquences sur la productivité de ces femmes et filles. Au-delà de la formulation de recommandations pour une meilleure prise en charge de la question de la GHM au Sénégal, comme l’importance de sensibiliser le grand public pour enfin briser le silence et aborder ouvertement cette problématique qui nous concerne tout un chacun, l’atelier a marqué le début des célébrations de la Journée internationale de l’hygiène prévue ce samedi 28 mai. Joignez-vous à la conversation mondiale sur #lesmenstrues et assistez au panel éducatif et autres activités de sensibilisation qui auront lieu à l’esplanade de la Mairie des Parcelles Assainies, à Dakar.

Ensemble contribuons à faire de chaque jour un jour meilleur pour les femmes et les filles.

#guissbax #menstruationmatters

Auteur: Sophietou Diop, Chargée de programmes Assainissement et Hygiène menstruelle, Speak Up Africa