Dakar 18 mai (APS) – Le législateur sénégalais doit faire de la lutte contre le paludisme ’’une priorité commune d’action publique’’ à tous les Sénégalais, a plaidé, mercredi, à Dakar, le président de la commission santé de l’Assemblée nationale, Aimé Assine.

‘’Les législateurs que nous sommes doivent faire sienne cette lutte et l’ériger en priorité commune d’action publique’’, a-t-il dit lors de la cérémonie de signature d’un pacte d’engagement des députés pour l’élimination du paludisme au Sénégal.

La rencontre est organisée à l’initiative du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), en collaboration avec ‘’Speak up Africa et Path’’.

Pour la députée Hawa Dia Thiam, la question du paludisme doit être prise à bras le corps, car constituant un grand fléau dans les pays tropicaux.

Aux autorités du PNLP, elle a lancé : ’’En convoquant l’engagement des députés que nous sommes, vous prêchez déjà chez des personnalités convaincues.’’

‘’Le paludisme comme le sida constitue des maladies infectieuses qui déciment les populations et cela ne peut qu’accroître notre engagement d’autant plus qu’on travaille pour le bien-être de ces populations’’, a-t-elle souligné.

‘’Notre engagement se justifie à plus d’un titre’’, a pour sa part dit la députée Maguette Mbodj, expliquant qu’elle-même s’est engagée en raison de la signature des objectifs du développement durable, dans le cadre desquels le Sénégal compte parvenir à l’élimination du paludisme.

‘’Mais je m’engage aussi dans un contexte où les ressources externes qui appuyaient le PNLP deviennent de plus en plus rare et où nous attendons plus de contributions venant des ressources domestiques’’, a-t-elle encore dit.

‘’Il nous faut des ressources domestiques, parce que la prise en charge intégrale de maladies, comme le paludisme nécessite la mobilisation de ressources internes’’, a ajouté Maguette Mbodj.

Le coordonnateur du PNLP, docteur Mady Ba, a invité tous les députés et leaders politiques, du Sénégal et d’ailleurs, à suivre l’engagement de ces parlementaires, estimant que c’est seulement en œuvrant ensemble, et seulement ensemble, que ‘’nous pourrons éliminer le paludisme’’.

‘’Nous souhaitons avec ce pacte initié par le Cadre de concertation des partenaires de la lutte contre le paludisme au Sénégal ouvrir le débat public autour de la lutte contre le paludisme et ne pas oublier que cette maladie est évitable et curable’’, a dit le docteur Ba.

Selon lui, c’est par le biais d’un engagement commun et par des actions concertées que le Sénégal parviendra à l’élimination totale de la maladie à l’intérieur de son territoire et au-delà de ses frontières.

Au Sénégal, a-t-il rappelé, ce fardeau a connu une régression significative de plus de 50% entre 2009 et 2015, avec une prévalence parasitaire qui est passée de 3% à 1,2%, grâce à la mise à l’échelle d’interventions à efficacité prouvée.

‘’C’est pourquoi le Sénégal a l’ambition d’aller vers la pré-élimination du paludisme d’ici 2020’’, a-t-il dit, pour justifier le pacte d’engagement des députés. Il estime qu’il faut surtout renforcer les acquis par la mise à l’échelle des interventions à efficacité prouvée.

LTF/BK/ASG

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